Directive « Retour » : régression des droits des immigrés
Le Parlement européen vient d’adopter à une majorité de 367 voix contre 206 une directive qui instaure une régression pour les droits des immigrés et tourne le dos aux valeurs humanistes de l’Europe.
Une directive sur cette question aurait dû constituer une avancée pour les migrants en situation irrégulière dans de nombreux Etats membres si les principes pour lesquels se sont battus les socialistes avaient été retenus :
- la durée de rétention de 18 mois est scandaleuse car elle constitue une mesure punitive particulièrement disproportionnée pour des personnes n'ayant commis aucun crime
- les mineurs ne peuvent être traités de la même façon que les adultes, laissés sans accès à l'éducation ou renvoyés dans un pays avec lequel ils n'ont aucune attache
- l'interdiction de réadmission, systématisée dans tous les Etats membres et allant jusqu'à cinq ans, menace l'accès à la protection internationale, une fois la personne renvoyée dans son pays
- la priorité doit être donnée au retour volontaire
- l'aide juridique doit être garantie
- les personnes gravement malades ne peuvent être expulsées sans garantie d'un accès effectif aux soins dans le pays de retour ;
L’adoption de cette directive résulte d’un vote favorable de la droite dont celui des eurodéputés français de l’UMP et de l’abstention du Modem.
Les socialistes français suivis par les autres socialistes européens ont voté contre cette directive avec l’ensemble des partis de la gauche et des écologistes du Parlement européen.
Au moment où la présidence française de Nicolas SARKOZY a fait de cette question une priorité on peut craindre le pire.
Pour le Parti socialiste, la gestion des flux migratoires doit s’appuyer sur le respect des droits de la personne, sur une vraie politique de co-développement qui aujourd’hui est ramenée à la portion congrue.
Il faut changer de politique à l’égard des pays d’émigration en développant une nouvelle politique de coopération et en augmentant son aide au développement.
Retraites et démographie
Il est toujours intéressant et éclairant de dépasser les faux-semblants surtout dans un débat où tout est bien ficelé et paraît tenir de bon sens.
C'est de cette manière que l'on nous présente le débat qui agite depuis plus de 10 ans le landerneau politico-médiatique à propos de la réforme des retraites.
Pour faire simple, l'argument-massue utilisé jusqu'à plus soif est le fameux allongement de l'espérance de vie des Français qui justifie donc l'allongement de la durée des cotisations. CQFD !
Or à y regarder de plus près et si l'on s'intéresse un tant soit peu à la question, on constate que cet argument, sans être totalement fallacieux est tout de même moins solide qu'il n'y paraît.
C'est du côté des sciences dures que l'on trouve de quoi nuancer sérieusement l'enthousiasme de la droite qui nous répète à l'envi que cette logique symétrique de double allongement est absolument imparable.
En effet, les démographes nous fournissent quelques éléments de compréhension forts utiles :
1/ si la durée de vie augmente, c'est principalement du fait de la très forte baisse de martalité infantile. Depuis les années 80 nous sommes passés d'un taux de 10 pour 1000 à un taux inférieur à 4 pour 1000 en 2005 (source Institut National des Etudes Démographiques), soit un taux divisé par 2,5 en moins de 25 ans.
Cette diminution sensible influe donc fortement dans le calcul de l'espérance de vie et produit un effet mécanique à la hausse.
2/ en observant encore plus attentivement les données démographiques, on constate alors que l'espérance de vie après 80 ans ne connaît pas une courbe notablement ascendante (quelques mois tout au plus). D'autant qu'en parallèle les gains au delà de 80 ans ne s'obtiennent pas dans les meilleures conditions puisque le taux de pathologies liées à l'âge explose littéralement. Certes les Français vivent un peu plus longtemps mais meurent rarement en bonne santé !
Il est regrettable que personne ne prête attention aux données statistiques fournies par l'INED qui permettent d'éclairer le débat sur les retraites d'un tout autre jour. D'un autre côté celà obligerait nos gouvernants à sortir du prêt-à-penser et à proposer des solutions certainement moins séduisantes pour leurs alliés du Medef !!
par Section PS Argenteuil
Jeudi 12 juin 2008
Prime à la cuve de fioul : le grand coup de bluff de Total !
102 millions d'€. L'annonce de la reconduction de la participation de Total dans le dispositif jôliment bâptisé "prime à la cuve de fioul" a fait grand bruit.
Et chacun d'y aller de son commentaire pour saluer le louable geste de la firme pétrolière française. Mais quoi, Total serait-elle devenue une entreprise philanthropique ? La vérité est bien évidemment ailleurs...
Les actionnaires de Total, qui ne sont pas tombés de la dernière pluie, préfèrent lacher 102 millions d'€ spontanément (contre 105 millions en 2007) plutôt que de se voir imposer une somme supérieure par un gouvernement cédant à la pression de tous les lobbies de la route.
C'est peut-être la déclaration de Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat aux Transports, le 9 juin, qui appelait Total à se comporter en "entreprise citoyenne" qui a délié les cordons de la bourse. Les 102 millions d'euros sont assez peu de choses ramenés au 12 milliards de bénéfices engrangés en 2007.
Mais il y a un autre élément à prendre en compte. En renouvellant son geste, Total détourne l'attention de l'opinion et du gouvernement vers les autres compagnies pétrolières qui font jusqu'à présent la sourde oreille.
Car il va bien falloir remettre la main au portefeuille pour compléter la cagnotte puisque l'Etat annonce cette année une prime comprise entre 150 et 200 €. Il manque donc encore plusieurs dizaines de millions pour financer intégralement cette promesse. Total compte donc sur ses confrères pour payer le reliquat.
Conclusion : pour 102 millions d'€, Total s'offre une image de chevalier blanc, économise 3 millions d'€ et s'évite peut-être une rallonge.
C'est vrai, chez Total, ils ne font rien par hasard !
par Section PS Argenteuil
A mi-festival
Il y a, à Argenteuil, une envie de vivre ensemble, le succès que rencontre ARGENTEUIL fait son FESTIVAL en est la preuve.
Trop longtemps dédaignés, les Argenteuillais se sont mobilisés massivement pour participer en famille ou entre amis aux animations qui ont scandé cette première moitié de festival.
Pendant 7 ans, Georges Mothron et ses élus ont affiché sans vergogne leur mépris pour l'immense majorité des habitants de la ville dont ils avaient la charge.
Mépris dans le traitement des demandes des administrés trop souvent restées lettres mortes, mépris dans le comportement trop souvent lointain et péremptoire... Visiblement les anciens édiles n'aimaient pas notre ville. Trop populaire, trop mixée d'un point de vue culturel, trop loin de Paris ?
Eh oui Georges, Argenteuil ne sera jamais Enghien ! Et nous nous en réjouissons. Plus vivante, plus dynamique et plus brassée, Argenteuil est riche de sa diversité et de l'énergie de ses habitants. C'est pour mettre un coup de projecteur sur les qualités et les valeurs communes à tous les Argenteuillais que la nouvelle équipe municipale a créé, avec le soutien actif des agents communaux, ARGENTEUIL fait son FESTIVAL qui rencontre un indéniable succès populaire.
On ne mesure pas la richesse d'une commune simplement au revenu moyen par habitant, mais plus sérieusement à l'histoire de chacun qui fait, avec une vraie volonté politique et une farouche envie de partage, le grand destin d'une ville !
par Section PS Argenteuil
Lundi 26 mai 2008
Une palme d'or plutôt politique
Sean Penn avait prévenu d'emblée; il faudrait que le film qui se verrait décerner la palme d'or ait du sens.
En faisant le choix d' "Entre les Murs", le jury du Festival de Cannes a suivi les préconisations de son président.
Si l'on peut se réjouir que 21 ans après "Sous le Soleil de Satan", de Maurice Pialat, un film français soit enfin primé, c'est bien plus dans le propos de l'adaptation du livre de François Bégaudeau qu'il y a matière à se satisfaire...
En 2006, François Bégaudeau qui interprète d'ailleurs dans le film le rôle qu'il a écrit, publie aux Editions Verticales "Entre les Murs " (prix du Livre Télérama/France Culture) où il raconte de manière à peine romancée la vie d'un professeur de français dans un collège de ZEP parisien.
Le livre dresse sans concession ni mièvrerie un état des lieux du monde scolaire en n'épargnant ni les enseignants ni les élèves.
Cependant, il ne s'agit pas d'un réquisitoire mais bien d'un travail naturaliste. Aucun jugement de valeurs donc, mais un constat brut pas forcément de nature à rassurer les citoyens sur l'avenir de leurs enfants et sur l'état d'une partie du corps enseignant... même si le propos reste d'un humanisme optimiste.
Un livre et un film qu'on a très envie de recommander à Xavier Darcos !!
par Section PS Argenteuil
Mai, le mois des anniversaires !
Les 40 ans de mai 68
Mai 68 aura surtout été l'occasion, pour les maisons d'édition, d'un très bon coup commercial. Mais qu'en est-il de l'actualité de ces trois mois qui ont fait vaciller la France ?
A priori, le climat insurrectionnel de l'époque n'est plus de mise. Du moins, du point de vue des libertés individuelles. Et encore on pourrait trouver à redire du côté de la liberté de la presse !! En revanche toutes les circonstantces sont réunies pour que la colère sociale éclate à la face de nos dirigeants.
Coût de la vie qui explose, chasse et stigmatisation des fonctionnaires, tour de vis budgétaire et cadeaux fiscaux aux assujétis à l'ISF... Cette politique "classe contre classe" pourrait tôt ou tard trouver une réponse populaire dans la rue. Notre parti doit se mettre en capacité de traduire politiquement les inquiétudes de nos concitoyens sous peine de se retrouver une nouvelle fois éliminé de la compétition électorale.
Tout l'enjeu de notre congrès sera avant tout d'apporter des réponses concrètes aux inquiétudes qui croissent face à une situation sociale et économique qui se dégrade.
Les 27 ans de l'élection de François Mitterrand
Anniversaire discret, cette fois encore... Pourtant les occasions de se réjouir de l'avènement d'un Président de la République socialiste ne sont pas légion.
Les 25 ans du SIDA
3O millions de morts, depuis la découverte par l'Institut Pasteur du VIH. 2 millions de morts de plus chaque année, des pays d'Afrique littéralement décimés... Combien de temps durera encore ce massacre silencieux ? Combien de temps, nous, socialistes, pourrons-nous accepter que les tri-thérapies, seul traitement efficace contre l'infection, soient réservées aux malades des pays occidentaux ?
Les 10 ans des 35 heures
Ce qui distingue fondamentalement la droite de la gauche, c'est bien la question du temps. Pour la droite, il doit être productif (pour schématiser : plus le peuple bosse, moins il a le temps de penser). Pour le gauche, en revanche, le temps est une source d'émancipation ; du temps pour les loisirs, pour la famille ou les amis, pour se cultiver et s'instruire et aussi du temps pour soi (NB : les socialistes sont ataviquement pour le partage des taches ménagères et l'égalité homme/femme).
Bien que vidées de leur substance par la droite depuis 2002, les 35 heures ont tout de même contribué à la création d'environ 400 000 emplois directs et, de fait à un réel recul du chômage. Alors qu'aujour'hui, si le chômage diminue, c'est principalemenrt sous l'effet des radiations (administratives, bien sûr).
L'an de Sarkozy
En un an à la tête de l'Etat, Sarkozy a mis le pays à genoux. Lui qui se présentait, durant sa campagne comme un homme neuf, nous a servi du Thatcher dans le texte. Une méthode qui a certes fait ses preuves dans la droite libérale anglaise, mais qui date tout de même de 25 ans !
En gros, à peine arrivé au pouvoir, il a vidé les caisses avec empressement (15 milliards d'euros pour le paquet fiscal). Il a expliqué ensuite benoitement aux Français qui réclamaient des réformes et des ajustements salariaux que l'Etat n'avait plus le sou (et pour cause !) et que "les lendemains qui chantent" étaient remis aux calendes grecques, comme les promesses électorales sur le pouvoir d'achat.
Pendant que lui jouait au gagnant du Loto, les Français étaient priés de se serrer la ceinture en silence.
Les conséquences de cette politique ultralibérale sont effrayantes. Le taux de travailleurs pauvres explose. Au sein de nombreux foyers on se prive de vacances, de soins médicaux pour honorer les dépenses incontournables telles que le loyer, les remboursements d'emprunts ou les dépenses alimentaires de base...
Le coût social d'un an de régime sarkozyste est incommensurable. Si vous rajoutez à celà le démantèlement de l'école publique et des universtiés, les reports de crédits pour les programmes de rénovation urbaine (de préférence dans les villes de gauche), vous obtenez un climat anxiogène peu propice au retour de la croissance. Avec ses mesures, Sarkozy a engagé la France dans un cercle vicieux économique (austérité salariale + chômage + inflation = tassement de la croissance = austérité salariale + chômage + inflation, etc) dont il lui sera bien difficile de sortir.
Un mois de mai très politique donc qui en promet quelques autres qui ne le seront pas moins !
Philippe Doucet : "Montrer une autre image d'Argenteuil"
L'hebdomadaire valdoisien, la Gazette du Val d'Oise, a réalisé dans son numéro de mercredi un long entretien du Maire socialiste d'Argenteuil Philippe Doucet.
par Section PS Argenteuil
Jeudi 17 avril 2008
Taxe sur les ordures ménagères : la Taxe Mothron !
Le « cadeau de départ » de la droite aux Argenteuillais !
L'Agglomération Argenteuil-Bezons (CAAB), mise en place par Georges Mothron s'est vu transférer de nombreuses compétences et notamment celle du traitement des ordures ménagères.
Vous avez pu vous en rendre compte depuis quelques mois lorsque des agents de la CAAB sont venus vous remettre vos nouvelles poubelles.
M.Mothron avait cependant oublié de vous dire que tout cela n'était pas gratuit et qu'il avait mis en place en tant que Président de la CAAB une TEOM : taxe d'enlèvement des ordures ménagères, un nouvel impôt pour Argenteuil et Bezons destiné à payer l'entreprise en charge de nos déchets.
Contrairement à ce que l'ancien Maire et la droite peuvent aujourd'hui dire, il n'y a donc ni « impôt Doucet », ni augmentation irraisonnée de la pression fiscale. La nouvelle équipe de gauche ne fait que mettre en place une décision politique voulue et décidée par la droite, décision pour laquelle, du fait des engagements pris avec l'Etat et Bezons, il n'était pas possible de revenir en arrière.
M. Mothron a décidé la création de cet impôt, nous nous sommes contentés d'en voter le taux décidé aussi par lui, et donc de gérer ce cadeau de départ empoisonné laissé par la droite et qu'elle n'assume pas aujourd'hui.
Comme nous nous y sommes engagés, il n'y a pas, et il n'y aura pas d'augmentation des impôts locaux (taxe d'habitation, taxe foncière) !
Quant à Georges Mothron, il joue l'amnésique en se vantant de n'avoir pas augmenté pendant son mandat les impôts mais il a fait pire : il en a créé un nouveau !
La droite, mauvaise perdante, continue ses basses et ridicules manœuvres, utilisant des arguments faux et pour certains plus que déplacés. Tout cela montre que les Argenteuillais ont fait le 16 mars le bon choix ! Le choix d'une équipe de Gauche responsable et sérieuse qui agira, elle, dans la transparence sur tous les sujets, tout au long des 6 années du mandat que vous nous avez confié.
par Section PS Argenteuil
Philippe Doucet, Vice-Président du Conseil général élu à Argenteuil revient sur la victoire de la Gauche sur le département
Conseiller général du Canton Nord d'Argenteuil, élu en 2004, Philippe Doucet est depuis le 20 mars 2008 vice-président du Conseil général du Val d'Oise en charge du logement.
Le lien entre cette responsabilité et celle de Maire d'Argenteuil est bien évidemment fort du fait des problématiques que nous connaissons sur la ville (crise du logement, rénovation, ANRU...). Proche du nouveau Président Didier Arnal, il travaillera en synergie avec celui-ci l'investissement le plus important possible dans tous les secteurs du Département.
Il revient en vidéo sur les élections locales de 2008.http://www.dailymotion.com/video/x4zi79_cg95-philippe-doucet_newsCG95 - Philippe Doucetenvoyé par valdoiseàgauche
par Section PS Argenteuil
Mothron, mauvais perdant !
Le 16 mars 2008, les Argenteuillais ont fait démocratiquement le choix d'une nouvelle équipe de Gauche et d'un nouveau Maire, Philippe Doucet, pour gérer notre commune.
Après une campagne passionnante et chaleureuse, où nous sommes allés, avec nos partenaires du PCF, de LO et écologistes, à votre rencontre pour présenter notre projet et notre équipe, la victoire a été accueillie par un grand nombre d'entre vous comme une importante satisfaction, comme un souffle nouveau et modernisateur pour notre commune.
L'UMP et Georges Mothron contestent votre choix en déposant un recours !
- ils contestent aujourd'hui une élection (sur la tenue des bureaux de vote, sur les signatures...) qu'ils ont eux-mêmes organisée !
- le dossier présenté pour le recours ne contient aucun élément fondé, et le tribunal le mettra en lumière !
- nous avons bien évidemment respecté les règles financières !
Comment accepter que Georges Mothron nous donne des leçons alors qu'il a lui-même :
- utilisé du personnel municipal dans le cadre de sa campagne pour des distributions notamment.
- détourné des moyens de communication de la ville d'Argenteuil à son profit (publications municipales, affichage, inaugurations...).
- diffusé quelques jours avant le 2e tour un tract mensonger et diffamatoire concernant un directeur d'école respecté.
Nous sommes sereins, et nous vous invitons vous aussi à rester insensibles à ces méthodes de mauvais perdants.
Construisons ensemble l'avenir d'Argenteuil et la réussite de tous les Argenteuillais !